Lors de son passage dans la ville de Kara pour le compte de la campagne de l’élection présidentielle de 2020, le candidat de la dynamique Mgr Kpodzro rassure les uns et les autres que s’il gagne, il n’y aura pas de chasse aux sorcières.

Ce lundi, Agbéyomé Kodjo et sa suite ont posé leurs valises à Kara, une ville septentrionale présentée à tort ou raison comme le fief électoral du parti au pouvoir, l’Union pour la République (UNIR) dont les couleurs sont défendues par le chef de l’Etat sortant, Faure Gnassingbé, à la quête de son quatrième mandat à la tête du Togo.

Au cours de son meeting, le président du Mouvement patriotique pour la démocratie et le développement (MPDD) s’est présenté comme le « fils du milieu », garant de la paix et de la préservation des acquis des tenants du pouvoir actuel.

« Je suis aussi de la Kozah, je suis aussi de Kara. Je suis le fils spirituel du général Gnassingbé Eyadèma », a-t-il lancé à la foule venue l’écouter, avant de lui assurer que « l’heure de l’alternance a sonné au Togo » et elle passera par sa « modeste personne » au soir du premier tour du scrutin présidentiel.

Le candidat Kodjo a également décliné son programme qui se résume à la réconciliation des Togolais, l’ouverture de nouvelles perspectives pour la jeunesse, l’augmentation des salaires, prise en charge des personnes du troisième âge. « Nous allons ramener le passeport à 10 mille pour une durée de 10 ans et la carte d’identité à 2 mille pour une durée de 10 ans », a-t-il ajouté.

S’il est élu au soir du 22 février prochain président de la République, l’ancien Premier ministre promet qu’il libérera le demi-frère du chef de l’Etat, Kpatcha Gnassingbé, incarcéré à la suite d’un procès inique de coup d’Etat.

A.H.

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